D’un projet de carnet de lecture #2#

handwithspherelg

Continuité de l’actualisation de ce projet de carnet de lecture. Une évolution au fil des lectures dont je tente ici de rendre compte au jour le jour. Le changement d’illustration indique une refonte de ce billet. Une manière aussi de parler des lectures à venir et de mes pauvres façons de les construire en résonance. La réflexion s’amplifie autour de ce narcissisme mis en réseau. Puis, on s’en éloigne : s’impliquer, expliquer.

Mélancolique mise en résonance
Publicitaire partenariat
De l’autobiographie
Du polar
Témoignage du roman
La fabrique de soi
La fabrique de l’écrivain
Narcissisme et réseaux asociaux
Long terme et perspectives

Mélancolique mise en résonance. La tenue d’un blog conforme à un style, à ses obligations. L’une d’entre elle, davantage qu’un bilan d’étape est l’exigence d’insidieuses corrections, au-dessous de la ligne de flottaison. Une sorte de perpétuel amendement pour incarner l’interaction et la virtualité ici en jeu. Plutôt qu’une résonance hasardeuse, au moment creux, la réflexivité nécessaire de cette démarche en interroge surtout la vanité.

Afin de me soustraire à la surveillance statistique et à son exigence de publication régulière, je précise à nouveau la portée de ce carnet de lecture. Relever l’ensemble de mes lectures, plutôt qu’une pratique narcissique, essaye d’être réflexive. Dans le premier carnet de lecture, j’insistais sur l’aspect transitoire de mes notes. Des impressions de lectures qui  tentent de refléter une pensée en train de se constituer. En théorie, je corrige et laisse évoluer chacun de mes billets. Dans les faits, le plus souvent je me contente d’ajouter un lien rétroactif.

Une partie de mes lectures m’aident à interroger la mémoire et ses témoignages. La forme publique d’une pensée en élaboration interroge la mise en relation, les carambolages et les associations opérées d’un lien hypertexte à l’autre. Entretenir des connexions mouvantes, fluides et changeantes, telle est le projet théorique. Au fil des jours, je vais donc amender cette mise en réseau. Interroger sans doute la réduction ainsi produite de mes lectures à ce que je peux y reconnaître. Je mets en gras certains termes qui induisent une rémanence au fond un peu pénible, d’autres, toujours en gras, sont des concepts en développements ou ailleurs essayés. Un auquel je tiens particulièrement est celui d’hypothèse mélancolique : le regret pour les gestes non esquissés et ses façons de nous conduire à reconstituer des trajectoires, à inventer des vies imaginaires pour autrui. Une des assises les plus solides de la pratique romanesque dont j’interroge ici la pratique, c’est-à-dire la façon dont lecture et écriture nous constitue en tant que sujet singulier. Existant, être assis en dehors selon le sens premier, dans ce retrait d’une vie rêvée, imaginée plus que vécu. De soi ne transite que des reflets. La réflexion est ici en cours et sera alimenter par ma lecture de La faille.

Publicitaire partenariat. La tenue d’un blog invite aussi à certains types de lectures. Tout d’abord à des nouveautés grâce à des partenariats. Une façon pour moi de me confronter à cette actualité portée par le flux sans cesse renouvelé qu’est internet. Trois livres donc reçus en partenariats. Une vraie question alors sur cette actualité littéraire qui est censée apporter une certaine visibilité en critiquant des livres connus. Une sorte de soumission publicitaire qu’il ne faut pas oublier. Il faut en reconnaître les servitudes volontaires à la lecture d’un livre trouvé très mauvais de bout en bout. Pour continuer à interroger ma posture critique, interroger la délectation facile à ridiculiser un roman, à hélas en percevoir les efforts et les visées. Donner à voir un ratage sans doute uniquement pour contempler le sien.

Deux des éditions Piranha qui ont un certaine proximité dans leur façon de prendre en compte une Histoire décentrée souvent peu connu qu’il s’agisse de celle de la Géorgie pour La huitième vie ou celle d’Israël dans Breaking news.   Deux belles fresques dans ces deux gros romans dont j’encourage vivement la lecture. Peut-être justement parce que leur décentrement géographique contourne ce qui ne semble pas, d’ici, des passages obligés.

Épuisement de la non-fiction. Durant ce mois, je me suis également penché, après quelques années sans en lire, sur des témoignages autobiographiques dont je ne suis pas certain d’avoir apprécié l’absence de distance. Reçu en partenariat, j’ai trouvépas mal de faiblesses à Je vous aimais, terriblement de Jeremy Gavron et un peu moins dans M pour Mabel même si le récit ne tient pas toutes ses promesses. Fort heureusement, la reprise autobiographique se pare d’intelligence et de maîtrise dans Pourquoi être heureux quand on peut-être normal ? de Jeanette Winterson ou s’invente des doublures et interroge la possibilité même de témoigner comme le fait Ôé dans Adieu mon livre ! ou dans un autre registre Outre-terre. La doublure, l’autre étranger que reste celui dont on partage la vie, est aussi très finement interrogé dans Les furies. Davantage que l’appartenance à un genre (avec mauvais jeu de mots), en dehors de toute stricte construction autobiographique, je construis la cohérence arbitraire de mes lectures comme le reflet d’une construction de soi à travers une stratégie narrative. D’une façon très romanesque, Lauren  Groff montre la dissimulation de ce procédé et donc les manipulations auxquelles il faudrait avoir recours pour atteindre une vérité trop aisément placé comme point d’arrivée de la non-fiction. Une façon d’oublier notre peur-panique de la vérité, surtout sur nous-mêmes. Ou comme le disaie l’autobiographiet si bien René Crevel :

Le choc exact grâce auquel nous pourrions nous découvrir nous laisse devant nous-mêmes comme le cambrioleur novice devant le coffre-fort trop facilement ouvert. Il n’y a plus qu’à y puiser et certes il puiserait si la peur ne le contraignait à la fuite.

Du polar. Peu de lecture de polars mais trois bons livres. Le violent et d’une psychologie simpliste mais efficace et plongée dans une belle atmosphère : Ténèbres, prenez-moi la main et le plus sobre et minimaliste Le quatrième homme. Il faut aussi rendre hommage au très sec et donc sans la moindre complaisance, L’échange. Avec une sécheresse équivalente, avec sans doute un peu plus de noirceur, Prendre les loups pour des chiens confine que Almeida et Le Corre sont des auteurs à découvrir. Avec en sus, Le livre du roi, un roman décevant d’un très bon écrivain de lecture. Un avis d’ailleurs également plutôt mitigé sur La fille du train à la construction un rien trop mécanique. Beaucoup de polar donc puisque cette littérature, loin d’être un sous-genre, permet une exploration du caractère humain loin du démon du commentaire. Une façon pour moi d’explorer le lien entre le minimalisme et ce que je nomme sous-écriture. Une paresse de l’esprit qui confond l’écriture neutre et l’emploi de tous les clichés. Le minimalisme doit être une ellipse, une concentration du sens qui opère une tension narrative assez admirable dans Vérité de Peter Temple. L’écriture, pour reprendre une antienne de Leiris, doit remettre la réalité en jeu. Jim Nisbet y parvient avec une drôlerie particulière dans Comment j’ai trouvé un boulot ? Une belle découverte au rayon polar.

Pas tout à fait convaincant mais d’une lecture plaisante, Les disparus du phare sont une lecture intéressante tant elle interroge cette question d’une identité nouvelle, de la possibilité d’en changer, voire d’être condamné à ne pas pouvoir revenir à celui que l’on croit être, ex-otage au mort-vivant de la bataille d’Eylau comme le montre bien Outre-terre

Témoignage du roman. Avec cette lecture, je reviens à la difficulté de témoigner et, au fond, au narcissisme consistant à s’en plaindre et faire de soi le véhicule de cette impossible reconstruction. Étrangement, un roman français parvient à sortir de cette impasse. Sans aucun doute très influencé par Georges Bataille, Jean-Baptise del Amo, par sa fascination pour la souillure, livre une sombre fresque sur cette mémoire impossible. Règne animal est un roman à découvrir de toute urgence. Mon carnet de lecture, portrait en creux, dessine une cohérence parfaitement hasardeuse. La suite de mes lectures poursuit ce désir d’une réalité supérieure, transfiguré voire comprise dans une illumination, par la lecture de Tristesse de la terre d’Éric Vuillard. Une fascination mélancolique pour ce qui s’enfuit. Une solution par l’image qui permet à Vuillard, dans la photo de survivants ou dans celle d’un flocon de neige, de capter ce qui revient, ce que nous partageons. Un sentiment de perte rendu, ici aussi, avec un rien trop de sérieux. Cet excès de sérieux, sous son allure de parodie, se retrouve un tant soit peu dans Le bon hiver. Revenons-en au comique.

Enfin des romans qui ne reculaient pas devant l’imaginaire et la fantaisie. Anima dont la violence et la lourdeur symbolique ont arrêté ma lecture de cette œuvre d’une indéniable singularité. Mais aussi L’île du point Némo un habile pastiche du roman d’aventure. Une fresque familiale assez drôle et profonde, Tête de chien et une belle biographie décalée et inventive, La divine chanson.

Deux romans édités par Monsieur Toussaint Louverture joignent d’ailleurs cette fantaisie à l’invention de soi. Karoo et Mailman. L’humour pour aborder cette gravité contre laquelle se débat la littérature. Cet invention de soi se retrouve d’ailleurs dans American prophet. Peut-on vraiment en déduire que le pastiche d’une existence du plus haut comique s’avère une romanesque tradition américaine ?

La fabrique du soi. C’est d’ailleurs cette fantaisie, ce regard décentré qui m’a conduit à m’interroger sur la constitution d’une stratégie narrative. Sans qu’il s’agisse d’une grande nouveauté, l’immense trilogie ton Visage demain de Marias repose sur cette idée, il me semble que chacun se constitue dans un incessant monologue. Le roman le dédouble et lui offre une certaine grandeur, de l’auto-dérision et de la complaisance comme le montre très bon Karoo de Steve Tesich. Ou d’ailleurs comme la reconstruction rétrospective de cette mise en résonance. Cette construction romanesque se retrouve d’ailleurs dans Mailman.

Se sentir d’ailleurs contraint d’en terminer hâtivement la lecture et se surprendre ainsi à le trouver un peu long. Une sorte pourtant de démesure, une insistance pour le pragmatique, le détail qui parasite notre quotidien. Néanmoins, dans ce roman, malgré une reconstitution narrative admirable (les souvenirs du postiers se mêlent dans une belle construction), il manque un peu d’euphorie. Disons une certaine capacité  à se laisser porter par des épiphanies, des instants où le langage semble révéler un arrière-monde d’expériences intérieurs. Pour prétentieusement adjoindre Joyce à cette référence précédente à Bataille. Il me semble que ce soit une lecture à reprendre, notamment Le coupable, pour creuser cette assimilation du vécu à son écriture. Une sorte de thématique usée, presque un automatisme dans une certaine littérature française, dont je ne parviens ni à me déprendre ni à me défaire.

Jamais tout à fait éloigné de la surveillance de la suivi de mon blog, les jours creux et leurs instants nuls (malgré un rythme de lecture sans doute un peu trop soutenu), la vanité de la démarche m’apparaît dans sa nudité houleuse. Pour n’avoir pas l’air d’emprunter à cette complainte narcissique de l’impossibilité de témoigner, je transmue cette soudaine difficulté (ou prise de conscience de l’inconscience de se répandre un avis pas si éclairé) en éclairage de ma démarche. Mes notes de lectures, parfois, ne sont à mon goût pas assez elliptiques. N’hésitez pas à m’en dire ce que vous en pensez ? Justement quand je me laisse prendre à des notes en direct. Dans la linéarité de ma lecture qui mime alors une écriture intime. Elle partage l’ignorance de la fin. La même impression de dispersion, d’une superficialité un peu prétentieuse. Vanité que tout ceci.

Cette vanité profonde, un peu folle ou, disons pour emprunter un terme au charme obsolète, maniaque, Zeruya Shalev nous en donne un vision d’une déprimante précision. Il me semble alors que la fabrication de soi à travers le roman exige une certaine précision. Aucune situation abstraite, une mise en place de personnage dans des hypothèses explorées jusqu’au bout. Dans Thèra puis dans Douleur, une femme esseulée d’être prise dans le mensonge de la famille (c’est sans doute le seul reproche à adresser à Shalev : se cantonner dans cet univers sans échappatoire) se parle et ajuste sa réalité avec sa perception de son passé. Le lecteur se laisse happé par les mensonges de ces stratégies narratives. Le pessimisme de ces romans lui permet d’ailleurs de penser qu’il n’est aucune autre façon d’agir. Un être fictif qui surgit par ses arrangements.

Mensonge narratif. La prétention me paraît précisément ce que doit déjouer la littérature. Le terme de littérature est lui-même un rien trop grandiloquent. Pas pire. Retrouver dans mes lectures actuelles une façon de jugement sur soi et sur autrui. La pratique romanesque, à la fois lecture et écriture, est un examen critique :

« Nous sommes, nous-mêmes, assez peu nombreux à nous expliquer de nos actes ou à dresser des bilans de conscience.» Saul Bellow

Mais, la grandeur du roman est d’éviter de se faire moralisateur atrabilaire. Un de ses passages obligés contemporains est le recours à un narrateur menteur. Raconter une histoire écarte de toute fiabilité. Dans Scintillation Burnside pose la seule question susceptible de faire échapper cette pétition de principe à la prétention théorique : cette non-fiabilité narrative est-elle capable d’influer sur le récit, de modifier le cours de l’histoire ? Ce narrateur menteur est au cœur du Bon hiver, Au passage, je me demande pourquoi les éditeurs se sentent contraint de place une grande partie de leur production sous le signe du thriller, de l’intrigue haletante. Pas certain que ce soit pour accroître la déception et le dépaysement du lecteur. Ce narrateur menteur m’intéresse ici (outre les gloses faciles qu’il permet au critique besogneux) dans la mesure  où il questionne l’appropriation de ce procédé.

Ce carnet de lecture se veut une mise en écriture de soi. Un essai de self-fabrication pour reprendre la phrase assez connue de Michel Leiris. Présence tutélaire et fantomatique. À l’évidence, j’emprunte ici la place d’un narrateur peu fiable. Aux instants creux, entre deux lectures, je procède par adjonctions. Le mensonge noyé sous un flot de propos désordonnés. Des gazouillis dont je surveille jalousement l’impact. Je relance à nouveau la possibilité de voir cet article consulté comme une actualisation de moi-même.

À partir de ma lecture de La faille, je tente de définir cela comme la fabrique de l’écrivain. Une large part de la littérature française contemporaine, déjà obsolète ou peu s’en faut, a constitué le lecteur que je suis dans cette vision fantasmée de l’écrivain. Une vision fantasmée de l’écrivain qui se retrouve sous son versant faussement négatif dans Le bon hiverUne interrogation, dès lors, peut-on encore écrire des romans de l’artiste où l’initiation tiendrait lieu d’accès à l’écriture ? Le passage obligé n’est-il pas usé jusqu’à la corde. Peut-être. Mais j’y reviens avec la fidélité dubitative portée à nos premiers amours.

Sans doute est-ce un détour nécessaire pour quitter mon interrogation sur le narcissisme sur Twitter. Flux d’informations, des partages de liens, la création d’un soi publicitaire. La première impression reste malgré tout un partage d’égoïsme. Mais dans une communauté décentrée, solitaire et magnifiquement désœuvrée. J’y pressens un autre rapport au temps. Impossible spontanément de le verbaliser. J’en continue l’essai réflexif, dans la surveillance statistique de ses résultats. En goûter pourtant l’impersonnalité. Une exposition virtuelle, plein de doublures et de faux-semblants. Si romanesque en somme si on y soustrait l’intrigue.

Narcissisme et réseaux asociaux. Une surveillance statistique dont je me joue : j’amende vaguement mon projet et en publie l’annonce uniquement sur les réseaux asociaux. Une mesure de l’impact sur ma visibilité de ce que j’avoue fort mal comprendre. Une idée qui m’est venu à la lecture de ce billet qui met admirablement en scène la possibilité que personne ne voit, sur internet, la même chose. La parole internet semble méconnaître l’attrait du silence, fait oublier son nécessaire retrait. Une apparence de l’apologie du bavardage. Parfois le poids des mots que j’y inscris semble aussi virtuel, aussi faussement inconséquent. Peut-être simplement par une reprise sans retranchement. Patience face à l’usure. Sans doute est-il bon d’être renvoyé à son inutilité : écrits sur le vent. Aucun ou peut d’impact. Leur seule résonance est sans doute celle par soi crée. Les liens crées sont peu suivis. À chacun de s’inventer ses propres bifurcations. Néanmoins, toujours intéressant d’interroger les réactions d’un jour sans visite. Se sentir alors contraint à d’infimes modifications. Assurer un rapport quotidien. Cris dans le désert. Participer à la vanité de cette circulation de l’information. Elle produit une sorte d’inquiétude. Tourner à vide. Cependant des sortes de soubresauts. Je continue à en appeler le secours : une façon d’attirer le regard, de le comptabiliser comme si la présence à soi n’exigeait pas avant tout une absence. S’en couper quelques jours et se rendre compte non tant de l’inutilité patente de cette démarche mais plutôt son amertume. Échapper aux velléitaires récriminations.

Une façon d’associer ma pratique de mon carnet de lectures aux réflexion ainsi suscitées me semble devoir tenir à un refus de la linéarité. Chaque nouvelle note de lecture est propulsée sur le devant de la scène. Le texte continue à travailler, sa cohérence doit être souterraine. Une sorte de reprise continue pour accéder non pas à un temps retrouvé mais confondu, diachronique. Une organisation prétendument singulière, moins figé qu’un classement par index des auteurs. Pourtant, les articles anciens sont consultés au compte-goutte. Preuve surtout d’impatience : façonner toujours ce qui n’a pas trouver de forme fixe.

Une mémoire changeante, vivante. La seule image que je puisse en donner consiste à reprendre son déploiement dans le texte. Se lancer dans la lecture de La bellarosa connection de Saul Bellow. Retrouver ainsi la constitution romanesque de soi : y parvenir procède souvent d’un abandon.

Évidemment, le processus de réévaluation auquel universellement on se livre est tel que se laisser emporter loin des faits arrive à tout le monde.

Face à ce soupçon narcissique du portrait en creux continué dans ce carnet de lecture, évoquer ici un thème à peine pressentie dans mes lectures. L’identité fictive, la doublure romanesque, me semblent advenir dans nune adéquation complexe avec la sentimentalité. Au-delà de la complaisance et l’apitoiement sur soi dont le roman se moque sans doute pour en préserver l’inusable ressort, la sentimentalité est une hypothèse mélancolique. Cette tristesse, joyeuse et grave, ironique et attachante, face à tout ce que l’on pourrait pu vivre est au cœur de mon propre projet romanesque dont, hélas, je ne peux guère vous donner de nouvelle.

Long terme et perspective. Enfin, sauver les articles esseulés. CeLe bon hiverrtains de mes articles sur des livres plus anciens ou plus méconnus ne sont pas du tout consultés. Il s’agit pourtant de belles découvertes. Tout d’abord, Inishowen de Joseph O’Connor qui est une très belle errance en Irlande et offre un beau portrait d’un couple à la dérive. Ensuite, La belle écriture de Rafael Chirbes qui offre une description au cordeau des conséquences de la guerre civile espagnole. Enfin, la très intrigante plongée dans un cerveau malade et menteur qu’est Dans la tête d’Andrew de Doctorow. Ajoutons, hélas, la belle, et un peu vantarde, autobiographie, Pourquoi être heureux quand on peux être normal.  Toujours la même question sur ce qui marche : mystère de la façon de s’installer sur le long terme. Un appel à la consultation des archives afin d’échapper à la tentation de l’accumulation. Espoir, toujours, d’introduire une lecture à contre-temps. La chance de la redécouverte pour des articles enfouis…

Le premier projet de mon carnet de lecture est à retrouver ici. Le début de ma réflexion sur les statistiques et les formes qu’elles imposent sont .

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2 thoughts on “D’un projet de carnet de lecture #2#

  1. Un très bon récapitulatif, qui donne bien plus envie de lire tes chroniques que les miennes, aha. (ça a au moins cette utilité)

    Et un article que j’avais loupé (Solitude statistique), je vais aller jeter un coup d’œil tout de suite.

    Au plaisir de lire un de tes nouveaux articles 🙂

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  2. J’aime ton concept qui est exactement ce que je souhaite faire de mon blog : un gros cahier de lecture qui, je l’espère, inspirera des lecteurs à la découverte grâce à mes écrits. Je ne compte pas dériver de cet objectif au risque de publier peu (je bosse beaucoup et j’ai beaucoup d’enfants 😊 donc je lis quand je trouve le temps, ma moyenne n’étant pas de plus de 2 livres par moi).

    Aimé par 1 personne

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