Octobre rouge

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Quelques-unes des premières phrases des livres à venir en octobre sur La viduité :

Claire Dutrait Aujourd’hui Eurydice  chez Publie.net:

« Je préférais me taire si cette relation ne pouvait donner espoir à ceux que l’étrangeté de notre époque accable, dont l’un des premiers signes est à coup sûr que les catastrophes s’y commémorent comme des victoires – contre un ordre qui s’est arrogé depuis trois ou quatre siècles maintenant une vision exclusive et linéaire du passé, du présent et, pire, du futur.»

Réécriture contemporaine, au féminin et sous le masque de la messagère d’Eurydice, du mythe d’Orphée, Aujourd’hui Eurydice offre une partition entêtante. Opéra virtuel en attente d’une mise en scène, étude de milieu des enfers pétro-chimiques, Claire Dutrait porte son lecteur dans les boucles de son récitatif. Débordé de visions, de musique, de rituels et de retours, Aujourd’hui Eurydice reste un récit captivant, insaisissable. La suite est à découvrir ici

Maxime Ossipov Après l’éternité chez Verdier :

« J’ai une mémoire épouvantable, j’ai du mal à me rappeler mes patients. » Il en reste quoi de nos mémoires ?

Récits de nos destins, de nos mensonges, de leurs mémoires, à l’ombre d’une guerre innommée, face à une reconstruction étatique chaotique, Après l’éternité ou une vision fragmentée et agencée de la Russie aujourd’hui. Avec un style délicatement ironique, sensible et habité de réminiscences littéraires, Maxime Ossipov assemble ses récits comme autant de visages de notre inquiétude commune. La suite est à découvrir ici

Marcel Moreau À dos de dieu chez Quidam :

« Ce livre jaillit, il y a plus de vingt ans, en un lieu et un moment de l’esprit perturbé sur lesquels je m’efforce vainement, parfois d’enquêter. »

Raphaël Meltz  Jeu Nouveau au Tripode :

« pas en avion ce serait trop facile, pas en train ce n’est plus possible, pas en voiture c’est trop rapide, disons en vélo alors, à la juste vitesse pour voir et surtout pour que les odeurs tu les aies, toutes, à leur rythme, à ton rythme, depuis San Miguel Ajusco à l’extrême sud-ouest de la ville, trois mille huit cents mètres d’altitude et tu te laisses descendre, d’abord quelques prés, quelques ânes, puis une forêt presque épaisse, puis soudain tu sors à flanc de colline et à droite elle est là, la ville, sur cinquante kilomètres elle se déroule, elle est devant toi, tu en deviens une pièce, ce n’est pas que tu y entres c’est juste que tu y es : il n’y a plus d’obstacles entre la ville et toi. »

Et la ville on la parcourra, dans les cartes, les codex, les textes et les jeux. La suite est ici.

Maria Efstathiadi Hôtel Rouge chez Quidam :

« Les Oreillyeux. – Cette fois, ça parle du passé. »

Le passé qui se décompose, hante, revient et invente de beaux substituts et de vraies visions. À découvrir ici

Marie Cosnay Épopée chez les éditions de l’Ogre

« Le corps est allongé sur le côté. » Et le corps, sous toutes ses formes et derrière ses différents noms restera une réalité fugitive. Un très grand roman à découvrir ici.

Viliam Klimácek Bratislava 68, été brûlant chez Agullo

« En démocratie populaire tchécoslovaque, la seule voiture d’après-guerre reçut un honorable nom qui faisait penser aux anciennes dynasties anglaises. »

Thomas Mullen Darktown chez Rivages

« Il était près de minuit quand l’un des nouveaux réverbères d’Auburn Avenue eut la malchance d’être embouti par une voiture, une Buick blanche dont un phare explosa en mille éclats sur le trottoir, au pied du poteau désormais plus penché que la tour de Pise.»

Et il en aura de l’importance, le lampadaire…

Polar très noir, avec une intrigue au rythme implacable par ses changements de point de vue, Darktown offre une plongée captivante dans l’Amérique de 1948. Thomas Mullen, dans une prose à l’efficacité sans afféterie, livre un superbe portrait d’Atlanta juste après la guerre. Fort heureusement, le roman parvient à ne pas s’en tenir à une dénonciation de la ségrégation sudiste. La suite est ici.

Eshkol Nevo Trois étages chez Gallimard

Un très beau roman sur nos manières, impuissantes et magnifiques, de combler l’absence. La suite est ici.

« Ce que j’essaie de te dire, c’est que, bien sûr, nous avons été surpris, mais il y avait autre chose qu’Alyélet et moi on n’osait pas mettre sur le tapis : on savait confusément – tu sais quoi ?

Connie Palmen Ton histoire Mon histoire chez Actes Sud

« Pour la plupart des gens, nous n’existons que dans un livre, ma femme et moi. »

Autopsie du couple mythique formé par Sylvia Plath et Ted Hugues, une plongée dans une imagination poétique, une reconstitution qui nous laisse face au suspens de notre jugement, à découvrir ici.

Hans Limon Poéticide chez Quidam

« Tous les crever ! Tous les rayer. »

Il me reste encore, j’espère, quelques livres à recevoir. Je les ajoute à réception. Des publications en tout cas intrigantes et exigeantes.

Robert Margerit Mont-Dragon chez La Petit Vermillon de La table ronde

« Un grand ciel plein de pluie, indéfiniment étendu jusqu’aux horizons lourds, s’y appuie des croupes couleur d’ardoise. »

John Harvey Une étude en noir chez Rivage

« Voilà ce qui se passe en général : Kiley boit tranquillement un verre au pub, quand soudain quelqu’un s’approche de sa table ou l’intercepte avant qu’il n’ait atteint le comptoir. »

 

 

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