Dans l’ombre du brasier Hervé Le Corre

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Un polar puissant sur les espérances, l’effondrement de la croyance dans les mots, dans leur possibilité de remédier à un inacceptable ordre du monde, mais surtout les maigres chances de survie d’un espoir collectif. Hervé Le Corre revient au XIX ème siècle, retrouve certain personnage de L’homme aux lèvres de Saphir et déniche dans son évocation, toujours sensible, attaché au décor, à l’atmosphère et à sa langue, de la Commune les ingrédients du grand roman noir, populaire, brûlant d’une saine colère, qu’est indéniablement Dans l’ombre du brasier.

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Dans la forêt du hameau de Hardt Gregory Le Floch

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Premier roman d’une maîtrise étouffante, Dans la forêt du hameau de Hardt absorbe le lecteur dans une prose sinueuse, syncopée pour mieux le mener aux confins de la paranoïa, du désir d’identification mimétique et surtout, peut-être de la culpabilité soigneusement entretenue par l’illusion de rédemption dont se révèle porteuse toute confession. Grégory Le Floch parvient à dérouter en se tenant à la lisière des sylvestres broussailles mentales, clairières et fausses pistes, d’un narrateur aussi menteur que manipulé.

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La fiction Ouest Thierry Decottignies

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Spectaculaire cauchemar concentrationnaire, hallucination crayeuse affamée, insomnieuse et intérieure, La fiction Ouest se révèle, dans des phrases piégeuses et captivantes, un parc d’attraction sans issu ni initiation. D’une réussite formelle à la perfection entêtante, ce premier roman de Thierry Decottignies happe son lecteur dans un univers onirique d’où, par bribes éparses, dépersonnalisées et itératives, se dégagent une réflexion sur la fixation du langage, l’hypnose de sa musique et les temps changeants qu’elle ouvre.

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La capitale Robert Menasse

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Comment se constitue une histoire ? Comment et pourquoi s’assemblent des individus ? À travers une réflexion à la satirique finesse sur l’Europe et ses hilarantes errances bureaucratiques, Robert Menasse répond par une mise en scène, et son impossible instrumentalisation, de la mémoire, ses mensonges individuels et ses arrangements collectifs. La capitale virevolte alors d’un personnage à l’autre, d’une constitution langagière de nos intériorités à la novlangue globalisée et bureaucratique.

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