The last Hanna Jameson

La fin d’un monde sans explications ni cohérence technologique, des survivants prisonniers d’un hôtel en Suisse, un témoin qui enquête pour ne pas voir sa situation. Roman post-apocalyptique mâtiné d’une intrigue policière, presque convaincant quand il met en place les oscillations mentales et la douce folie d’une réalité confiné, The last interroge sur son arrière-fond politique.

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Tueurs Jean-Michel Espitallier

Plongée dans l’horreur, la brutalité autorisée, ordinaire. Récit sans fard qui oscille entre témoignage et mise en mots des images de meurtres, tortures, exécution qui, dans une insoutenable culpabilité hante nos imaginaires, livrent l’homme à sa barbarie sans limite. Jean-Michel Espitalier alterne des images, des scènes sans autre suite que leur cruauté, et des témoignages de tortionnaires pour faire entendre, dans Tueurs, le pire d’une humanité aux instants où violence et destruction deviennent son unique réalité, son impitoyable justification.

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La nuit du Hibou Hye-Young Pyun

La peur, les limitations de consciences, les sourdes manipulations psychologiques comme une interprétation psychologique. Nous retrouvons ici toutes les qualités — notamment la précision, la discrète critique d’une société ainsi mise en jeu — de Hye Young Pyun. La nuit du hibou entraîne dans la claustration, l’alcoolisme et surtout dans l’inquiétude de cette forêt, de cette lisière de la conscience et de la perversion dont l’autrice sait faire surgir détours et méandres.

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L’attrapeur d’oiseaux Pedro Cesarino

Plongée critique, et spéculative, dans les méandres, et mensonges, de l’aventure ethnographique. Un homme veut reconstituer un récit, il s’embarque sur le fleuve, part pour la selve et les fièvres. En connaissance, sémantique, de cause Pedro Cesarino se livre à une très fine parodie des récits ethnographique, leurs topiques de l’altérité, leur amalgame aussi dans le mythe. L’attrapeur d’oiseaux ou comment on se laisse prendre à ses propres récits.

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Le livre des rêves Jack Kerouac

Les rêves, au jour le jour, dans une sorte d’improvisation semi-consciente, dans une mise en récit ayant la cohérence des obsessions, le sens aussi qu’on veut bien lui prêter. Entre 1952 et 1960, Kerouac, au réveil, note ses rêves, en laisse bruire la musicalité, les thèmes fondateurs. Le livre des rêves ou un écrivain à contre-jour, qui sur le métier interroge les images qui reviennent, met sans doute aussi en scène la fabrique d’un imaginaire.

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