Celui qui ne m’accompagnait pas Maurice Blanchot

L’espace de vide, d’erreur et d’errance de l’écriture, comme à l’abri de la parole de l’autre en nous et où voir disparaître celui que l’on croit être. Dans ce récit, Maurice Blanchot met à l’épreuve, dans une forme de dialogue impossible, sa haute — et inspirante — conception de la littérature, de cette écoute, cette lecture et les espaces qu’elles ouvrent. Celui qui ne m’accompagnait pas ou l’incarnation de ce moment de nuit, cette traversée d’un temps infini, l’expérience souveraine de la dépossession, de la délocution.

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Mon nom est Personne Alexander Moritz Frey

L’invention d’un personnage, les peurs qu’il cristallise, les conformismes haineux qu’il révèle. Dans sa constante oscillation entre fantaisie qui par ses inventions au seuil du fantastique rythme le récit et son ironie à l’insaisissable habilité, Mon nom est personne met en scène une ville ordinaire, sa folle haine pour tout retranchement, pour toute étrangeté. Entre burlesque et inquiétude métaphysique, freaks et philistins, Alexander Moritz Frey suggère, en 1914, à quel point un personnage romanesque, anonyme est mystérieux, est le réflecteur de nos paniques collectives, risibles mais touchantes.

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Popeye par les pieds Patrice Blouin

Dans un conte théorique, un nouveau voyage dans le temps, avec érudition, comique, Patrice Blouin explicite, et réinvente, les voyages dans le temps entrepris dans Popeye de Chypre. Plus qu’un commentaire, l’auteur offre une relecture de sa propre pratique par l’invention d’un genre à soi qui, de Karl Marx à Annie Ernaux, interroge la possibilité même de l’autobiographie en soulignant son attachement au sujet.

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quélen = enqulé Dominique Quélen

Le renversement, corporel, du langage. Quatre récits où tordre la langue, dire — souvent dans un jeu sur ses sonorités — sa dévoratrice violence, ses tacites ressassements solitaires. Dominique Quélen paraît interroger jusqu’où peut aller sa langue, son invention derrière les contraintes que l’on devine sans pouvoir, devoir, les préciser. quélen = enqulé ou ce que le langage doit au corps : souvenir, intromission, expulsion et autres métaphores du silence.

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