Le cœur de l’hiver Dominic Cooper

La survie, au jour le jour, entre solitude et dénuement, sagesse et ignorance, nature et animaux, et soudain le surgissement de la dangereuse altérité. Dans une langue simple, belle, à l’image toujours d’Aladsair Mor, Dominic Cooper donne à voir le quotidien des pêcheurs sur une île isolée d’Écosse, la lente désertification et l’effacement d’une routine non sans beauté dans sa terrible difficulté. Dominic Cooper laisse alors poindre la sauvagerie d’une confrontation ultime, d’une violence d’une insoutenable banalité sans issu.

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Elle nage Marianne Apostolides

La natation, respiration de la pensée, flux de conscience qui alterne les mouvements et les temps, les mots et la quête du désir, celle aussi de la fin de l’amour. Dans une prose très introspective, entre la fiction et l’invention de soi, entre la théorie littéraire et l’étymologie, le désir et son langage toujours trop abstrait, entre le contemporain et les mythes grecs, Marianne Apostolides interroge le corps qui nous constitue, les façons de dire et de détourner ses souffrances et espoirs.Elle nage laisse résonner les rythmes/alternatives de nos vies.

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Tu n’es plus ce bolide qui fonce dans le noir Bénédicte Heim

Réinventer les présences, masculines, leur langage, les sensations qui en naissent, les suspensions et désirs ainsi ouverts. Avec une écriture très riche, dense, portée souvent vers l’ailleurs des sons et des associations d’idées, Bénédicte Heim dessine des fragments d’hommes, de son père, de celle en elle qui écrit. Tu n’es plus ce bolide qui fonce dans le noir, un livre de vertige et d’écriture.

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Deuxième version 5

Je suis en train de déraper. En pleine sortie de route même. Deux heures du matin, en train de lire un livre, à la lueur du plafonnier de mon véhicule de travail. À côté d’un bagne surveillé sans raisons explicables. Je finis par m’endormir sur cet abracadabrantesque témoignage. Quelque chose déconne, c’est sûr : je me mets à rêver. Quand je me réveille, il ne me reste que quelques images, de mon grand-père. C’est de ça qu’il est question, n’est-ce pas ? La tristesse de ceux qu’on a perdu, l’affection qu’ils continuent à nous prodiguer. Tout ceci se transmue en colère.

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