Tu n’es plus ce bolide qui fonce dans le noir Bénédicte Heim

Réinventer les présences, masculines, leur langage, les sensations qui en naissent, les suspensions et désirs ainsi ouverts. Avec une écriture très riche, dense, portée souvent vers l’ailleurs des sons et des associations d’idées, Bénédicte Heim dessine des fragments d’hommes, de son père, de celle en elle qui écrit. Tu n’es plus ce bolide qui fonce dans le noir, un livre de vertige et d’écriture.

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Deuxième version 5

Je suis en train de déraper. En pleine sortie de route même. Deux heures du matin, en train de lire un livre, à la lueur du plafonnier de mon véhicule de travail. À côté d’un bagne surveillé sans raisons explicables. Je finis par m’endormir sur cet abracadabrantesque témoignage. Quelque chose déconne, c’est sûr : je me mets à rêver. Quand je me réveille, il ne me reste que quelques images, de mon grand-père. C’est de ça qu’il est question, n’est-ce pas ? La tristesse de ceux qu’on a perdu, l’affection qu’ils continuent à nous prodiguer. Tout ceci se transmue en colère.

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Deuxième version 4

Un article de la gazette locale me rappelle cette rumeur de bagne. Elle suscite peu de remous, aucun avancement notable du projet. Un truc m’intrigue. Le chauffeur l’hôtel ne cesse de me répéter que c’est une bonne chose : au moins on sait où ils sont tous ces fouteurs de merde ! Trop de clients pour aller y voir par moi-même.

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Deuxième version 3

On aurait dû commencer plus petit. Impensable afflux massif. Une bonne centaine à défendre ce qui n’est même pas encore menacé. Tout le temps pour penser le projet, en discuter et voter sans fin ses modalités, repérer les causeurs professionnels qui veulent se l’approprier, voir ceux qui viennent m’aider aux cabanes ou au potager. Pas pour tout de suite l’autonomie.

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