Envoyée spéciale Jean Echenoz

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Envoyée spéciale se présente sous l’aspect d’un faux roman d’espionnage. Dans une langue magnifique et « ductile », Jean Echenoz met en jeu la possibilité même de raconter une histoire. Mais, plutôt que de se contenter de cette impossibilité, il la traduit dans un roman foisonnant qui fonctionne sur autant d’invraisemblables coïncidences. Une lecture entraînante et maligne.

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Si rude soit le début Javier Marias

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Dans ce nouvel opus, Javier Marías nous entraîne avec verve et comique dans l’imposture de la mémoire. À travers le récit d’une double trahison, Si rude soit le début dresse un portrait rugueux de l’Espagne durant la transition après la dictature. Dans ce dense et magnifique roman, Marías poursuit surtout sa réflexion sur les illusions qui nous constitue.

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10 :04 Ben Lerner

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10 :04, second roman de Ben Lerner explore le lien entre fiction et réalité. Lerner nous livre une réflexion passionnante sur les variations et les virtualités dont se constitue le roman. 10 : 04 se révèle alors une magnifique altération de perpétuelle mise en abyme. Un livre à découvrir d’un romancier novateur.

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La dernière nuit à Tremore Beach Mikel Santiago

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La dernière nuit à Tremore Beach est un roman distrayant dont les prémonitions fantastiques sont assez convaincantes et la précision insidieusement cauchemardesque. Par ce récit, Mikel Santiago interroge assez finement la possibilité de la prémonition et, parfois avec plus de naïveté, celle de la création artistique.

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Douleur Zeruya Shalev

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Douleur est un roman trop magnifique pour n’être pas d’une lecture étouffante. Zeruya Shalev signe une nouvelle dissection de la psyché d’une femme en souffrance. La douleur est ici multiple, sans jamais prétendre la guérir, la romancière en explore les causes. Ce long monologue nous renvoie à cette fabrication de soi dont le roman se doit d’être porteur.

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