Il était une fois dans l’Est Arpad Soltész

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Du noir, brutal et sec, sans concession pour la société slovaque gangrenée par une corruption généralisée. Virevoltant dans une violence partagée par tous les personnages, Il était une fois dans l’Est ou le récit d’un ratage dégueulasse puis d’une revanche comme ultime rebondissement. Arpád Soltész joue de son intrigue emmêlée, de ses très brusques changements de points de vue et de personnage en virtuose. On se laisse happer par la très grande noirceur de cette histoire de trafic d’être humain.

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La crête des damnés Joe Meno

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Récit d’une adolescence américaine, de sa quête d’une appartenance, de son culte d’une apparence. Dans une écriture renseignée, apte à rendre pensées et malaise d’un branleur de dix-sept ans, acharnée à en saisir la bande son, Joe Meno incarne, avec une vraie tension narrative autour de son vide, les années 90. Moins moment de l’Histoire des États-Unis que variation autour de son récit initiatique, La crête des damnés dépeint le basculement vers ses propres sensations et sentiments.

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Le terroriste joyeux Rui Zink

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De la puissance du langage par son absurdité, par sa drôlerie provocante et les sourdes angoisses ainsi révélées. Le terroriste joyeux comme Le virus de l’écriture, le court texte qui le suit, jouent sur une identification entre personnage, lecteur et auteur. Dans une prose virtuose, jamais aussi drôle que lorsqu’elle trahit nos peurs et nos égoïsmes (la société totalitaire du Terroriste joyeux qui crée ses utiles opposants ou la lente disparition des lecteurs dans Le virus de l’écriture), ces deux cours textes suscitent la réflexion lucide, sans solution, des cauchemars.

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La colombienne Wojchiech Chmierlarz

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Pour le plus grand plaisir du lecteur, Jakub Mortka, dit le Kub, est de retour à Varsovie. Dans une intrigue retorse et complexe, Wojchiech Chmierlarz excelle à capturer l’atmosphère d’un lieu, à envisager la société polonaise sous les yeux désabusés, mais pas impuissants, de son protagoniste. La colombienne en dehors d’une belle intrigue traite du naufrage ordinaire de la vie de couple. L’existence dans ses détails et dans ses tristesses.

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Les mains vides Valerio Varesi

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Polar moral et mélancolique, Les mains vides, avec une nostalgie appuyée, décrit le basculement de la ville de Parme dans la touffeur immobile de l’été, dans la marchandisation pseudo-festive, dans la délinquance en col blanc. La sécheresse parfois poétique de l’écriture de Varesi laisse écouter ses accords entendus, les flottements de son blues.

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