L’inamour Bénédicte Heim

La violence de l’accès au langage, de la compréhension du monde par un idiot magnifique, plus lucide que ceux qui lui en infligent souffrance et soumission. Dans une langue hachée comme les pensées en formations qu’elle restitue, comme la douloureuse préservation de la beauté qu’elle invente, L’inamour restitue le terrible naufrage d’une famille trop attaché à son prétendu prestige, à la domination culturelle qui en serait le vecteur premier. Dans une langue magnifiquement idiote, dans un souffle mais aussi dans le malheur d’être réduit à celui qui ne saurait parler, Bénédicte Heim donne à entendre non le handicap mental, mais l’exactitude de la perception, les différentes traductions de la folie domestique.

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Tu n’es plus ce bolide qui fonce dans le noir Bénédicte Heim

Réinventer les présences, masculines, leur langage, les sensations qui en naissent, les suspensions et désirs ainsi ouverts. Avec une écriture très riche, dense, portée souvent vers l’ailleurs des sons et des associations d’idées, Bénédicte Heim dessine des fragments d’hommes, de son père, de celle en elle qui écrit. Tu n’es plus ce bolide qui fonce dans le noir, un livre de vertige et d’écriture.

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