Maudit soit l’espoir Burkan Sönmez

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Sombre roman sur les lumières imaginaires, les ténèbres trop réelles, d’Istambul, Maudit soit l’espoir se révèle un hymne chatoyant à la fiction. Sönmez signe un roman polyphonique ou des prisonniers, dans un souterrain très dostoievskien, élude leur torture par l’imagination de doubles, l’invention d’une autre manière de raconter des histoires universelles. Un superbe roman.

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La femme d’en haut Claire Messud

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Derrière le miroir d’une femme égarée dans une frustration contemporaine, Claire Messud inspecte, avec une compatissante chaleur, le labyrinthe de nos illusions. La femme d’en haut s’avère alors une très belle réflexion sur l’art, la représentation du possible mais aussi l’égoïsme manipulateur qui préside à cette confiance monomaniaque, peut-être propre aux artistes. Une très belle découverte.

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Les amants polyglottes Lina Wolff

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Une ombre de cynisme, de vulgarité dont la frustration est crue contemporaine, plane de prime abord sur son roman qui plagie l’incurie de la prose de Houellbecq. Fort heureusement, Les amants polyglottes ne se réduit pas à ce portrait esseulé de la sexualité moderne. Par une réflexion plutôt fine et passablement drôle, la dernière partie interroge les miroirs de la création littéraire.

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C’en est fini de moi Alfred Hayes

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New-York sous la menace de la neige, vu par un homme défait. Dans une langue étincelante, avec une rythmique concision, voilà ce que nous raconte C’en est fini de moi. Alfred Hayes s’y révèle un écrivain puissant pour dévoiler le tragique vaudeville de nos existences. Peintre précis des sentiments et du passage du temps, la publication de son œuvre sonne comme l’évidence avec laquelle il ne cesse de traiter.

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Les fantômes du vieux pays Nathan Hill

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Dans Les fantômes du vieux pays, Nathan Hill nous livre une réflexion sur les choix censés dicter notre identité et la culpabilité qui en découle. Dans un très beau portrait d’une mère en fuite, hantée par ses démons domestiques et par sa capacité à être au mauvais endroit au bon moment comme par l’histoire de son fils, Hill décrit joliment une partie du rêve américain. Dommage que sa critique sociale ne tombe pas toujours juste.

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