Virtual Felipe Hernandez

Et si la Terre était un refuge pour psychopathes, un endroit virtuel où exercer leurs vices et cynismes ? Virtual roman diablement intelligent, documenté assez pour jouer sur le langage de ses références, s’empare des probables et possibles pour nous entraîner dans des plurivers (une série d’univers parallèles mathématiquement possibles) ouverts par des élusions, des failles dans le temps et la continuité de soi. Felipe Hernandez happe son lecteur dans un jeu de doubles, entre ressemblances et dissemblances, entre jeux vidéos et énigmes métaphysiques, entre déchiffrement et ignorance.

Lire la suite « Virtual Felipe Hernandez »

Thésée, sa vie nouvelle Camille de Toledo

À partir de quel héritage renié, de quelle hantise, vers quels liens nouveaux, s’élance et se pratique la modernité ? Dans cette enquête, intime et romanesque, sur le suicide de son frère, sur la survie dans la fuite d’une autre langue, Camille de Toledo interroge la matérialité du souvenir, la transmission des ombres – secrets et dissimulations – d’une génération à l’autre. Thésée, sa vie nouvelle creuse les lapsus du temps, la matérialité du langage comme expression des fantômes dont nos corps sont porteurs.

Lire la suite « Thésée, sa vie nouvelle Camille de Toledo »

La jumelle H Giorgio Falco

La-jumelle-H.jpg

Les mots de l’idéologie, le langage de ses oppressions, la mémoire et ses trous. Dans ce superbe roman, d’une grande intelligence historique et sociale, Girgio Falco invente un récit gémellaire où s’incarne l’ordinaire des amnésies historiques, de l’effacement de nos vies quotidiennes. À travers les vies de Hans Hinner et surtout de ses jumelles, Hile et Hilga, La jumelle H interroge les représentations de nous-mêmes et des lieux qui nous constitue.

Lire la suite « La jumelle H Giorgio Falco »

Bas la place y’a personne Dolores Prato

bas_la_place.jpg

Récit d’une précision ethnologique de l’enfance, suite de sensations, d’émerveillements, de rites et de métiers abolis, Bas la place y’a personne opère une saisissante plongée dans une enfance silencieuse, solitaire, sensible et malheureuse. Portrait surtout d’une ville par ses objets, de ses habitants par ses magasins. Dolores Prato offre dans ce long monologue intérieur, troué mais hanté par ses reprises et absences, une figuration inquiète d’un passé sans échappatoire.

Lire la suite « Bas la place y’a personne Dolores Prato »