Pense aux pierres sous tes pas Antoine Wauters

Ode à la joie dans la douleur de la séparation, à la résistance dans la conscience de la perte, à la folle et dangereuse liberté des corps par-delà les assignations. Dans une langue délicieusement riche, inventive et pleine de contradictions, Pense aux pierres sous tes pas invente une île, sa géographie et son oppression politique. À travers la confusion, incestueuse, de l’histoire d’une sœur et de son frère, Antoine Wauters suscite la seule chose dont rien ne nous privera : la joie.

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Médée et ses enfants Ludmila Oulitskaïa

De la solidité, de l’insouciance. Des retrouvailles familiales, l’été en Crimée : souvenirs et secrets reviennent et tout un siècle soviétique, dans son absurdité, défile. Ludmila Oulitskaïa trace une généalogie féminine, diagonale, faite de soutien et de compréhension à distance. Médée et ses enfants est aussi le roman des mots que l’on met sur ses sentiments et sensations.

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Les villes invisibles Italo Calvino

Rêveuses descriptions de toutes les villes possibles, celles où l’on passe, celles où l’on se perd, Les villes invisibles réfléchit surtout sur les signes, entre invariance, effacement et répétitions, sur le désir d’un ordre supérieur, systématique, reflété par le langage dans ses failles, ses cris et dépassement. Toujours diaboliquement malin, Italo Calvino fait de ce dialogue entre Marco Polo et Kublai Khan un jeu de renversement, de correspondance, une poursuite éperdue du sens.

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Monsieur Palomar Italo Calvino

De la description entomologiste, d’une ironique précision, à la spéculation sur le langage et son organisation du monde, Italo Calvino mène son lecteur à une réflexion sur le désordre mondial, sur les silences imposés par ses pulvérulentes cosmogonies. Monsieur Palomar offre une méditation puissante sur la singularité et ses miroirs, le regard et les communs qu’il invente.

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Asymétrie Lisa Halliday

Belle réflexion sur le destin, sur son écriture donc, que ce premier roman habile, plein d’emprunt, de pastiches, en quête de ce que nous sommes, de tout ce dont on ne se souvient pas. Lisa Halliday mêle deux récits : une histoire d’amour et une histoire de guerre, les disparités entre l’ici et l’ailleurs, les similitudes de tout roman d’initiation. Asymétrie ou l’art de laisser en suspens les parallèles, les souffrances aussi.

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