Les villes invisibles Italo Calvino

Rêveuses descriptions de toutes les villes possibles, celles où l’on passe, celles où l’on se perd, Les villes invisibles réfléchit surtout sur les signes, entre invariance, effacement et répétitions, sur le désir d’un ordre supérieur, systématique, reflété par le langage dans ses failles, ses cris et dépassement. Toujours diaboliquement malin, Italo Calvino fait de ce dialogue entre Marco Polo et Kublai Khan un jeu de renversement, de correspondance, une poursuite éperdue du sens.

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Monsieur Palomar Italo Calvino

De la description entomologiste, d’une ironique précision, à la spéculation sur le langage et son organisation du monde, Italo Calvino mène son lecteur à une réflexion sur le désordre mondial, sur les silences imposés par ses pulvérulentes cosmogonies. Monsieur Palomar offre une méditation puissante sur la singularité et ses miroirs, le regard et les communs qu’il invente.

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Asymétrie Lisa Halliday

Belle réflexion sur le destin, sur son écriture donc, que ce premier roman habile, plein d’emprunt, de pastiches, en quête de ce que nous sommes, de tout ce dont on ne se souvient pas. Lisa Halliday mêle deux récits : une histoire d’amour et une histoire de guerre, les disparités entre l’ici et l’ailleurs, les similitudes de tout roman d’initiation. Asymétrie ou l’art de laisser en suspens les parallèles, les souffrances aussi.

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Contes Miguel de Unamuno

Fragments de la vie dans ses paradoxes, ses vides et ses déchirures. Ces soixante-deux contes de Miguel de Unamuno transporte le lecteur dans une Espagne villageoise, folklorique à l’occasion, mais surtout dans des débats et autres récits de ce que les personnages auraient pu devenir. Parfois fantastiques, souvent ironiques, ces récits charment par leur légèreté métaphysique où se déploie, risible ou tragique, toute notre inquiétude d’être au monde.

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Tous, sauf moi Francesca Melandri

L’autre dans toute son incompréhension devient ici le vecteur d’un récit admirablement construit de l’Histoire italienne, du fascisme aux désastres de sa colonisation éthiopienne. Un père, dissimulateur et séduisant, perd la tête, sa fille tente de reconstituer son passé et ses effarants agencements. Dans Tous, sauf moi, Francesca Melandri tisse une image complexe, accusatrice mais sans être moralisatrice, de son pays et de son rapport à l’étranger, à lui-même donc.

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