Tu as le visage de Dieu suivi de Romance de la noire blonde Gabriela Cabezon Camara

Deux courts récits où Gabriela Cabezon Camara achève sa réflexion sur la vengeance, la possibilité de témoigner des abus, les altérations de la personnalité nées d’une émancipation violente, ambivalente. Deux novellas où l’autrice invente une langue, un rythme et un ressassement, pour dire les violences de la domination mais aussi les impasses de la lutte pour s’en sortir, la nécessité toujours de trouver une autre voix pour dire les martyres et les riens que de nous il reste.

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Les aventures de China Iron Gabriela Cabezon Camara

Inventer un Territoire Intérieur – sensations et couleurs – où retrouver nos identités flottantes, où langue et mythes enfin se confondent. Dans une langue lumineuse, pleine de cette joie d’une gravité dépassée, Gabriela Cabezon Camara signe une réécriture heureuse, féminine et racisée, de Martin Fierro. C’est surtout une pampa nouvelle – espace d’écriture et d’invention- qui happe le lecteur dans ce beau roman qu’est Les aventures de China Iron.

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Pleines de grâce Gabriela Cabezon Camara

1erGCC

Hagiographie hallucinée, traité mariale plein de musique, de massacres, de dévotions droguées et ferventes, Pleines de grâces sous un air de cumbia dessine une prière queer, une très jolie contre-narration où se devine un autre rapport au divin – l’autre dans sa perte-, une ultime possibilité de communauté. Fantaisiste et érudite, avec tous les travestissements seuls aptes à dire la réalité sociale et sexuelle des bidonvilles argentins, avec ces commentaires seuls capables de corriger ce qui n’est pas – matière première du roman -, la langue de Gabriela Cabezón Cámara fascine dans la pluralité de sa tessiture.

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