24 fois la vérité Raphaël Meltz

Derrière l’agacement, la suffisance du c’était mieux avant, 24 fois la vérité mène une réflexion sur la vérité de l’image, romanesque ou cinématographique, les spectres qui la hantent mais aussi, avec un peu plus d’insistance, l’immédiateté numérique qui en ferait un flux de pur virtualité. Dans un jeu de doublure, derrière un détestable narrateur, Raphaël Meltz continue à interroger le réel romanesque, sa matérialité, son impact sur l’époque, sur la vie qu’il faut continuer à en exiger.

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Mort aux girafes Pierre Demarty

Une longue phrase interrogative, un télescopage d’anecdotes, de digressions, d’enquêtes et de malentendus, de dérivations de sens et de sons. Derrière la virtuosité du comique langagier, Pierre Marty interroge les aléas et autres hasards sur lesquels reposent nos existences. Mort aux girafes : une drôle et hasardeuse critique des attendus du récit.

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Ritournelle Dimitri Rouchon-Borie

La frustre fatalité du fait-divers, sa fascination pour sa violence aveugle, hasardeuse. Au plus près des faits, dans des instantanées sensibles de procès, Dimitri Rouchon-Borie retrace les pitoyables circonstances d’un meurtre atroce, il reconstitue parallèlement la manière dont une carte bleue mène au pire. Ritournelle ou la vie telle qu’elle dérape.

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Une fêlure Emmanuel Régniez

La famille est une horreur, une peur sublimée par le conte, le récit surtout d’une brisure ouverte à d’inquiétantes pluralités. En de cours fragments quasi photographiques, en autant d’ellipses où le narrateur tente de se reconstruire, Emmanuel Régniez propose un récit d’enfance où ogresse et inceste obligent à la réinvention, à la passion du livre, à cette volatile destruction qui commande l’écriture. Une fêlure : le sombre récit d’une invention de soi.

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De la vie d’une chienne Léo Barthe

Puissant récit érotique où se dévoilent, et s’obscurcissent, les pouvoirs de la parole, les vertiges de la confession, l’usure des désirs. Sous l’hyponyme de Léo Barthe, Jacques Abeille revient sur les visages de son univers, sur ses secrets et ses mystères, la terreur aussi de son enchantement. Triptyque érotique cru, d’une belle précision imagée, De la vie d’une chienne est surtout l’histoire d’une métamorphose, de ce sidérant effroi où apparaît ce que nous sommes.

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