Ripley Bogle Robert McLiam Wilson

ripley_bogle.jpg

Horreurs, humour, amours. Ripley Bogle, premier roman  de McLiam Wilson, est une expérimentation de l’errance, d’une pauvreté contemplative et pittoresque et surtout d’une écriture pleine de fantaisies. Certes au service d’une très sombre satire.

Lire la suite « Ripley Bogle Robert McLiam Wilson »

Inishowen Joseph O’Connor

cvt_inishowen_6548

O’Connor est un écrivain dont j’avais déjà apprécié Desperado et À l’irlandaise. Dans Inishowen, le lecteur retrouve un univers, une écriture point trop marquée mais d’une construction sensible. Il semble inutile d’en résumer l’intrigue. Insistons plutôt sur la capacité d’O’Connor a distillé une ambiance, une subtilité pour décrire la noirceur profonde et ordinaire à laquelle font face l’intégralité de ses personnages. 

Lire la suite « Inishowen Joseph O’Connor »

Eureka Street Robert McLiam Wilson

robert-mcliam-wilson-eureka-street

Une question de décor. L’attrait d’un livre tient, en partie, à la force de la description de sa topologie. Sans qu’il soit question du réalisme, du plat respect de la géographie réelle, l’auteur doit donner vie à l’endroit où il ancre son récit. Ici, une admirable réussite. Platitude que de penser que le lecteur désir d’être transporté dans un cadre spatio-temporel. Le décor exige de faire signe. Non se signaler : regarder comme j’ai bien travaillé mes fiches.

Donner de l’attrait, rendre la magie d’une interprétation, de cet imaginaire des lieux que nous nous constituons tous. Le roman rend une virée à Belfast attrayante.

Ne pas avoir l’outrecuidance de parler de ce que l’on ne connaît pas. Le roman comme mise à la question des limites de ce qu’on peut imaginer. Ce roman travaille l’ambiance, en creuse l’acclimatation. Il rend cette lassitude, l’acceptation tacite des détonations et des explosions comme une compréhension intime des attentats. Un rythme effroyable du quotidien.

Lire la suite « Eureka Street Robert McLiam Wilson »