Monsieur Picassiette Edgardo Franzosini

Des vies aux rebuts de la réalité, une existence rêvée à rebours d’un plat réalisme, l’existence dans tous les débris qui la constituent. Avec une vraie fantaisie, dans un savant et amusé jeu d’emprunts aux romans de la fin du XIX ième siècle, Edgardo Franzosini retrace le parcours, la création, de Raymond Isidore. Monsieur Picassiette est surtout une cathédrale à nos visions, à cette confiante et naïveté enfantine que devrait être toute création artistique.

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La maison du commandant Valerio Varesi

De l’immuable à la précarité ; dans le brouillard le temps qui passe, charrie tel un fleuve en cru, les souvenirs et leurs arrangements. Plus mélancolique que jamais, même sa nostalgie est désabusée, l’inspecteur Soneri poursuit sa quête morale d’une vérité, son interrogation en de beaux dialogues d’une justice face à la corruption de son pays. Avec La maison du commandant, Valerio Varesi signe un beau polar sur nos inquiétudes face aux dérives de notre temps.

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Le domaine Federigo Tozzi

Comment nous échappe ce dont on ne saurait hériter ? Avec une précision lapidaire, une fluide science du détail, un art de l’ellipse pour suggérer panique et désastre moral, Federigo Tozzi décrit les luttes intestines, manipulations minables, légales, où s’écrivent nos fatalités. Roman sans commentaire, tendu mais sans solution, Le domaine reste constamment inquiétant. Une jolie découverte.

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Le dernier été en ville Gianfranco Calligarich

Lutte désespérée, alcoolisée, contre l’ange des trentes ans, la vie telle qu’on devrait l’accepter, les amours telles qu’elles se délitent. Avec une élégante mélancolie, avec une douloureuse distanciation ironique aussi, Gianfranco Calligarich contemple le crépuscule d’une jeunesse à la fin des années 60. Le dernier été en ville ou le récit douceâtre de nos vacuités, de leurs insomnieux et suicidaires désastres.

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Journal 1944-1945 Anita Pittoni

Composition de l’inquiétude dans sa matérialité, sa quotidienneté mais aussi dans ses débordements imaginaires, ses solitudes et ses espoirs de les voir dialoguer avec autrui. Entre journal de création, réflexion sur l’intime et ses inspirations, description amoureuse, la prose d’Anita Pitonni captive par l’exactitude de ses ressentis, l’intransigeance à confesser ses défauts, à composer surtout avec une personnalité complexe, entre exaltations et abattements, avec l’enthousiasme de toujours continuer à se fabriquer.

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