Un fond de vérité

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Le récit s’encombre de « passages obligés ». Ils s’avèrent encombrants mais efficaces. Comme les clichés en somme. Toute narration fonctionne grâce à eux (comportements psychologiques, typologie de caractères ou réaction attendue) mais toute littérature prétend les réinventer.

Dans ce deuxième volet des enquêtes du procureur Théo Szacki, Miloszewski s’empare à nouveau (après l’ombre du communisme et les violences conjugales) d’un thème clairement identifié. Afin de montrer à quel point il le traite avec finesse, il choisit un passage obligé énorme et incontournable : l’antisémitisme polonais et son lien avec l’église catholique.

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Zygmunt Miloszewski Les impliqués

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Préquel de polar polonais.

L’époque impose la logique des séries. Nous aimons vieillir avec leurs protagonistes. Les grands lecteurs sont des téléphages incapables de résister à la disparition de personnages auxquels ils se sont attachés. Pour déconstruire l’ornière de leur linéarité, il faudrait regarder les séries à l’envers. Une pratique courante à n’importe quel lecteur.

Le procureur  Teodore Szacki est donc surpris au commencement de ses renoncements. Il joue encore au jeux vidéos comme on défend ses dernières illusions. Il déchante mais n’est pas, encore, résigné.

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La rage Zygmunt Miloszewski

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Polar polonais. La sonorité semble à elle seule valoir le coup. Commencer par la fin une trilogie annoncée achever m’a toujours parut une aussi bonne idée que de confier mon attraction à des allitérations.

Le roman n’est pas dénué de charme. Il use cependant d’une noirceur qui, dans le polar, confine parfois à l’automatisme. L’auteur donne l’impression de faire assaut de désespoir. Sans doute est-ce, comme pour son personnage principal le procureur Teodore Szacki, une stratégie défensive.

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