Les fragments Solander Pierre Cendors

Les dédoublements, et les démons, autant de détours pour dire l’inspiration poétique, le visage que nous sommes derrière nos masques sociaux, les dissimulations politiques de ce roman qui traite, aussi, du communisme. Empruntant à nouveau au cinéma, Pierre Cendors poursuit sa quête d’un absolu littéraire, de la nudité des visages qui transpercent nos rationalités, des revenants insituables qui sont voix de toute poésie vraie. Les fragments Solander est le roman où Pierre Cendors exprime ses obsessions qu’il ne cessera de tisser dans ses romans suivants.

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Seuil du seul Pierre Cendors

Une expédition à Skye, une exploration de la nuit et de la solitude comme un retour à notre visage vrai, nocturne, « poérotique », pour toucher sans rien saisir «une plus juste intonation du vivant. ». Quelle soit ici condensée en fragment ou ramassée en récit, la langue de Pierre Cendors brille d’une irrésistible incandescence, ouvre des perspectives aussi illimités que les horizons marins si bien photographiés par Jacques Mataly pour donner à voir ce Seuil du seul, pour aller dans un apparent échec (sac troué, sommet non atteint) plus loin, pour continuer.

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Minuit en mon silence Pierre Cendors

Court chef-d’œuvre, hymne incandescent à l’ardeur d’un amour éperdu, lettre pour préserver l’illumination, sa solitude, nos « nudités nocturnales », toute cette vie plus forte et plus vraie que la prose poétique de Pierre Cendors nous laisse saisir en sa disparition. Hommage détourné à Alain-Fournier, Minuit en mon silence est exemplaire illustration dont Cendors invite à dévisager -dans la perte et les guerres qui hantent son œuvre – la beauté et ses fantômes.

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L’énigmaire Pierre Cendors

L’endroit de l’évanouissement, du contact à soi dans une perte magnétique, le génie du lieu par la magnifique – poétique – expropriation du monde. Sous ses allures de roman de science-fiction (particulièrement réussi dans sa langue et sa cosmogonie), L’énigmaire offre une réflexion saisissante sur la mise en récit de soi, de nos échappements pour un contact solitaire, silencieux, au monde, à la nature. Sous la pluralité de ses strates, sous la magnificence de sa langue, Pierre Cendors à nouveau captive, inquiète dans sa tentative de faire de l’espace du dedans, l’espace romanesque, l’exigence de l’acuité et de l’ardeur. À lire avant qu’il ne soit trop tard.

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