quélen = enqulé Dominique Quélen

Le renversement, corporel, du langage. Quatre récits où tordre la langue, dire — souvent dans un jeu sur ses sonorités — sa dévoratrice violence, ses tacites ressassements solitaires. Dominique Quélen paraît interroger jusqu’où peut aller sa langue, son invention derrière les contraintes que l’on devine sans pouvoir, devoir, les préciser. quélen = enqulé ou ce que le langage doit au corps : souvenir, intromission, expulsion et autres métaphores du silence.

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Aorte adorée (se pendre et autres idées géniales quand on s’ennuie le dimanche) Christophe Esnault

Le suicide comme on en rit, les délices de l’humour noir, la préservation de la panique, vécue, dans les provocations de la blague potache, du sérieux du comique macabre. Aorte adorée, 32 brèves situations terminales, autant d’échappatoires, où Christophe Esnault creuse son propre rapport au monde.

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Temps permettant Christine Lapostolle

Une année, le port, les passants, la météo. Suite de poèmes, entrecoupée de blancs comme autant de silences entre deux scènes, où tout de discrétion, d’absence, d’empathie, le regard de Christine Lapostolle vous emporte dans ce si décisif infra-ordinaire. Depuis sa fenêtre, face au port de Brest, à la précision aussi des teintes de la mer des variations chromatique du ciel, Temps permettant donne à voir et entendre le monde tel qu’il passe.

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2020 : l’année ou le cyberpunk a percé Mathias Richard

Itérations, altérations, mutations. Entre journal d’un confinement, récit d’une crise personnelle et collective, poésie et odes au hors-soi, à la joie, 2020 : l’année où le cyberpunk a percé est surtout l’écriture de ce désastre ordinaire, précaire, de la rigueur de la difficulté d’être. Mathias Richard affronte corps à corps la langue, ses possibilités, toutes les secondes de plus qu’elle offre.

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Tu n’es plus ce bolide qui fonce dans le noir Bénédicte Heim

Réinventer les présences, masculines, leur langage, les sensations qui en naissent, les suspensions et désirs ainsi ouverts. Avec une écriture très riche, dense, portée souvent vers l’ailleurs des sons et des associations d’idées, Bénédicte Heim dessine des fragments d’hommes, de son père, de celle en elle qui écrit. Tu n’es plus ce bolide qui fonce dans le noir, un livre de vertige et d’écriture.

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