Le temps est à l’orage Jérôme Lafargue

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Un écrivain peut-il s’approprier la langue des animaux et des arbres, de ce fantôme qu’est la nature ? Un personnage peut-il réagir à ce qui la menace ? Dans une prose enlevée, avec la violence sèche et désabusé du roman noir, Jérôme Lafargue embarque le lecteur dans un roman habile où le souvenir s’amalgame à une intuition panique de l’environnement contrebalancée par une pessimiste confiance quasi utopique. Le temps est à l’orage est annoncé comme une série. Hâte de retrouver les aventures désinvoltes, drôles et profondes de Joan Hossepount.

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Pourquoi les hommes fuient Erwan Larher

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Les variables de la fuite, les variations de sa propre histoire pour dire les désordres du monde et la faiblesse des hommes. Pourquoi les hommes fuient ? se révèlent le récit d’une trahison au sein d’un groupe punk dans le Tour de la fin de siècle, l’histoire d’une quête de paternité possiblement double comme le réel à géométrie variable auquel se confronte Jane, incarnation plénière et faillible de l’époque. Erwan Larher livre ici un roman d’une composition à la fois complexe et limpide mais surtout porté par une écriture pleine d’éclats, de beauté et de fuite.

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Les forces étranges Leopoldo Lugones

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Donner une représentation à l’invisible et à l’immatériel, aux sons, odeurs et pensées. Dans une langue flamboyante et une prose scientifique métaphorique, les treize nouvelles des Forces étranges se révèlent un enchantement vénéneux. Leopoldo Lugones offre, dans ce recueil de 1906, de captivants récits où la science oscille entre cataclysme et révélation de  l’immuable d’une cosmogonie compliquée. Les forces étranges laissent, menaçantes, entrevoir une très jolie réflexion sur la création dont la littérature ne serait qu’un prototype, une image par équivalence de cet absolu imploré par Lugones.

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Mauvais anges Mènis Koumandarèas

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Athènes, immédiat après-guerre, entre une mélancolie doucereuse et une nostalgie éperdue, Mènis Koumandarèas charme par son art très certain du portrait. Suite de récits où s’enchaînent les rencontres, Mauvais anges dessine, avec acuité et une impressionnante sûreté du trait, des fantômes, autant de miroir d’une jeunesse inquiète. Un très beau portrait de l’auteur dans ses effacements.

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Oyana Éric Plamondon

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La langue et son territoire, ses luttes pour les indépendances : le passé à ses violences, la mémoire ses déflagrations. Dans un collage de différents niveaux de récits, Oyana offre une plongée dans les répercussions de l’abandon de la lutte armée par l’ETA. Par un très joli rapprochement balainier entre le Québec et le Pays-Basque, Éric Plamondon fait de ce roman – qui se lit d’une seule traite enthousiaste – une quête identitaire pour son personnage et une lutte pour l’indépendance de son langage pour l’auteur.  Lire la suite « Oyana Éric Plamondon »