Rien que du noir William McIlvanney Ian Rankin

La première enquête de Laidlaw laissée inachevée par William McIlvanney et terminée par Ian Rankin. Cette phrase devrait suffire à affrioler tous les amateurs de polars. On retrouve ici l’inspecteur philosophe, spectateur empathique de Glascow, attentif témoin de la misère et de la splendeur de tous ses habitants. Rien que le noir se demande quand un meurtre commence, comment il est bien plus que le résultat d’une guerre des gangs.

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Tokyo revisitée David Peace

Titubements de la hantise, revenances de la culpabilité, révélations d’un meurtre comme une affaire d’État, comme un symptôme de l’occupation états-unienne du Japon. Toujours dans son écriture brillante, sa scansion de la répétition, les perceptions hallucinées de ses personnages, David Peace nous plonge dans la révélation en trois temps de la complexe affaire Shimoyama. Tokyo Revisitée ou les fantômes de l’occupation du Japon.

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Le vestibule des lâches Manfred Kahn

Huis-clos dans l’enfer montagnard, dans celui aussi de la reconstruction de soi après la violence aveugle, conjugale ou collective comme lors d’un attentat. Hanté par ses souvenirs d’enfance, amnésique autrement, se retire dans la Vallée, un lieu de fantasmes, de représentations stéréotypées également. Le vestibule des lâches se révèle un premier polar qui joue sur les codes (la redécouverte de soi, l’éternel trio amoureux, le nature writing…) mais auquel, notamment par son inscription contemporaine, Manfred Kahn donne un rien de singularité.

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Bobby Mars Forever Alan Parks

Retour de l’inspecteur McCoy dans son Glasgow de pauvreté et de souffrance, de soutien et d’amitié aussi. Alan Parks signe à nouveau un polar très solide, rythmé mais avec un art certain du portrait et du décor. Bobby Mars Forever ou la poursuite d’une série dont on attend la suite.

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Le carré des indigents Hugues Pagan

Hommage très noir aux anonymes, à ceux que l’Histoire oublie pour mieux les faire souffrir, les sacrifier à bas bruit. Dans une langue langoureuse, rapide et rythmée, à l’écoute de l’époque qu’elle restitue, Hugues Pagan plonge le lecteur dans la vie des flics de 1973. Le carré des indigents, roman de la noirceur social.

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