Eureka Street Robert McLiam Wilson

robert-mcliam-wilson-eureka-street

Une question de décor. L’attrait d’un livre tient, en partie, à la force de la description de sa topologie. Sans qu’il soit question du réalisme, du plat respect de la géographie réelle, l’auteur doit donner vie à l’endroit où il ancre son récit. Ici, une admirable réussite. Platitude que de penser que le lecteur désir d’être transporté dans un cadre spatio-temporel. Le décor exige de faire signe. Non se signaler : regarder comme j’ai bien travaillé mes fiches.

Donner de l’attrait, rendre la magie d’une interprétation, de cet imaginaire des lieux que nous nous constituons tous. Le roman rend une virée à Belfast attrayante.

Ne pas avoir l’outrecuidance de parler de ce que l’on ne connaît pas. Le roman comme mise à la question des limites de ce qu’on peut imaginer. Ce roman travaille l’ambiance, en creuse l’acclimatation. Il rend cette lassitude, l’acceptation tacite des détonations et des explosions comme une compréhension intime des attentats. Un rythme effroyable du quotidien.

Lire la suite « Eureka Street Robert McLiam Wilson »

D’un projet de carnet de lecture

andremasson-bisononthebrinkofachasm1944

Ici, j’accumule des notes de lectures, brèves et elliptiques. En aucun cas un travail critique. Juste l’amoncellement d’impressions, de citations ou d’idées consignées pour démêler la trame d’une pensée en élaboration.

Carnet de lecture pourtant puisqu’il s’agit de souligner les correspondances entre les lectures. Chaque article est donc publié sous une forme amendée au fil de l’évolution de mes lectures et surtout d’une écriture romanesque dont ce carnet numérique est un à côté.

Bien sûr, comme me le fait penser la lecture de L’été des noyésce projet est d’un égotisme sans fard. Prétention d’un portrait de l’artiste au travail. Pour y échapper pas d’autres recours que d’exposer les sources d’une inspiration espérée variée.

Lire la suite « D’un projet de carnet de lecture »