
Une poétique de péripéties, des poèmes tout de sémantiques retournements de situations où flotte cette grave légèreté d’une amusée mélancolie. Brefs fragments où le sens se renverse, où par pirouette la tristesse s’échappe, autant de petits poèmes d’une observation amusée de notre ordinaire déraison. Dans une posture d’ironique moraliste, Guillaume Siaudeau fait parader la vanité du monde, les bribes d’une éclaircie, les sourires de la pluie, les instants où quelque chose passe, se préserve . Cette Inauguration de l’ennui collecte des chutes, des moments rattrapés par un décalage langagier où, légère, se laisse, sans contestation, entendre l’ironique absurdité de notre monde.