D’un projet de carnet de lecture #2#

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La tenue d’un blog conforme à un style, à ses obligations. Le bilan d’étape y semble un de ces passages obligés dont j’interroge l’utilisation dans mes lectures. Surtout celles où la narration a une place primordiale.

La tenue d’un blog invite aussi à certains types de lectures. Tout d’abord à des nouveautés grâce à des partenariats. Une façon pour moi de me confronter à cette actualité portée par le flux sans cesse renouvelé qu’est internet. Trois livres donc reçus en partenariats.

Deux des éditions Piranha qui ont un certaine proximité dans leur façon de prendre en compte une Histoire décentrée souvent peu connu qu’il s’agisse de celle de la Géorgie pour La huitième vie ou celle d’Israël dans Breaking news.   Deux belles fresques dans ces deux gros romans dont j’encourage vivement la lecture. Peut-être justement parce que leur décentrement géographique contourne ce qui ne semble pas, d’ici, des passages obligés.

Durant ce mois, je me suis également penché, après quelques années sans en lire, sur des témoignages autobiographiques dont je ne suis pas certain d’avoir apprécié l’absence de distance. Reçu en partenariat, j’ai trouvé pas mal de faiblesses à Je vous aimais, terriblement de Jeremy Gavron et un peu moins dans M pour Mabel même si le récit ne tenait pas toutes ses promesses.

 Peu de lecture de polars ce mois si mais deux bons livres. Le violent et d’une psychologie simpliste mais efficace et plongée dans une belle atmosphère : Ténèbres, prenez-moi la main et le plus sobre et minimaliste Le quatrième homme. Avec en sus, Le livre du roi, un roman décevant d’un très bon écrivain de lecture. Un avis d’ailleurs également plutôt mitigé sur La fille du train à la construction un rien trop mécanique.

Enfin des romans qui ne reculaient pas devant l’imaginaire et la fantaisie. Anima dont la violence et la lourdeur symbolique ont arrêté ma lecture de cette œuvre d’une indéniable singularité. Mais aussi L’île du point Némo un habile pastiche du roman d’aventure. Une fresque familiale assez drôle et profonde, Tête de chien et une belle biographie décalée et inventive, La divine chanson.

Enfin, sauver les articles esseulés. Certains de mes articles sur des livres plus anciens ou plus méconnus ne sont pas du tout consultés. Il s’agit pourtant de belles découvertes. Tout d’abord, Inishowen de Joseph O’Connor qui est une très belle errance en Irlande et offre un beau portrait d’un couple à la dérive. Ensuite, La belle écriture de Rafael Chirbes qui offre une description au cordeau des conséquences de la guerre civile espagnole. Enfin, la très intrigante plongée dans un cerveau malade et menteur qu’est Dans la tête d’Andrew de Doctorow.

Le premier projet de mon carnet de lecture est à retrouver ici.

M pour Mabel Helen Macdonald

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M pour Mabel d’Helen MacDonald est un roman sur le deuil. À travers la fauconnerie, le récit interroge avec intelligence cette expérience et nos façons d’y survivre. Même si  la deuxième partie du livre ne paraît pas tenir toutes ces promesses, ce roman reste à découvrir.

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La divine chanson Abdourahman A Waberi

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À travers le point de vue, décalé et souvent insituable, de son chat Paris, Waberi trace le destin douloureux et magnifique de Gill Scott-Heron, ses engagements pour les droits civiques, la magie de sa musique, ses fantômes et surtout de toutes les histoires collectives dont, tous, nous sommes hantés.

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Breaking news Frank Schätzing

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Frank Schätzing retrace dans Breaking news l’histoire d’Israël et une partie des conflits dans le moyen-orient. Un roman dense mais un peu long qui offre un bel aperçu d’une histoire méconnue, horrible. Avec une certaine finesse ce roman questionne surtout la possibilité de témoigner.

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Le quatrième homme Kjell Ola Dahl

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Le quatrième homme est la troisième enquête de l’inspecteur Frank Frolich. Kjell Ola Dahl est un des meilleurs représentant du polar norvégien. Depuis Gunar Staalsen, le roman noir norvégien a adopté une sécheresse d’une admirable dynamique. Dans cette histoire, qui semble d’abord un peu entendue, ce minimalisme descriptif emporte le lecteur.

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